Le début de l'histoire

La prud'homie de Marseille, dite prud'homie Saint Jean est racontée dans le premier tome de l'œuvre d'Augustin Fabre Les rues de Marseille publié en 1867.

Le modèle économique n'a pas varié au cours du temps, en s'adaptant aux régimes politiques.

Aux Archives Municipales peut être consultée une Ordonnance de Renouvellement du Papier Terrier (inventaire des biens, précurseur du cadastre actuel) [BB-1608] de 1729 identifiant comme bien à déclarer au Pouvoir Royal les "..Maisons, Héritages, Terres, Bois, Iles, îlots, Péages, Travers, Bacqs, Bateaux, Passages, Pêcheries, Paluds, Rivières, Etangs,...".

Le rapprochement de la rédaction de cette liste avec celle de l' Ordonnance de la marine de 1681 montre l'absolutisme royal sur le littoral, qui a toutefois respecté l'existence des prud'homies, les pêcheurs étant "des matelots de la marine de guerre n'ayant pas à être payés en temps de paix".

Les compte-rendus et rapports de l'Assemblée Nationale (séance du 28 octobre 1790) font référence à des textes datant de 1458 pour aboutir à la confirmation des attributions et prérogatives des prud'homie après la séance du 8 décembre 1790.

Pour la suite de l'histoire, il faut aller à Toulon, rencontrer la Préfecture Maritime.

Pour revenir vers le passé et les origines, un petit détour vers la corporation des auffiers, fabricants de cordes et de filets de pêche, permet une représentation du développement d'un métier; et pour rigoler un peu dans la ville de la bonne humeur, on peut en savoir plus sur l' hypnotisme du marsoin.

La prud'homie du quartier Saint Jean (nommée ainsi vers 1431)

Elle manifeste en 1880 pour son autonomie.

Présentation en mai 1899 par le journal local.

Nouvelle installation en 1910.

Bibliographie : Anne Sportiello et Laurent Damonte.

Patrimoine culturel

La prud'homie de l'Estaque est recensée par la DRAC et l'inventaire national.

Archives La prud'homie de L'Estaque